•  

    Folie.

     

     Serait-ce ta voix que j’entends au loin

    Cette douce brise qui murmure

    Et qui se perd soudain

    Pour revenir dans mon ciel obscur.

     

     J’ai peur de tout ce temps

    De ces heures qu’il me reste à vivre

    De cette vie sans toi qui est le néant

    Ma tête tourne et je chavire.

     

     

    Je regarde et implore le ciel

    Pour qu’il te rende à moi

    Et les yeux face au soleil

    Ma folie se libère et je te vois

     

     

    Ton visage aussi beau qu’hier

    M’apparaît et je respire ton parfum

    Je tends les mains dans la lumière

    Et ton sourire se fait doux, enfantin.

     

     

    Le visage en larme je tombe à genoux

    Et revis ces heures brèves de bonheur

    Où la vie semblait être à nous,

    Dans cet univers d’amour et de fleurs.

     

     

    Aujourd’hui, je suis las de cette  vie

    Où plus rien n’a d’importance,

    Le soleil noir de la mélancolie

    Envahit ma pensée vide de ta présence.

     

    Roland

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  • Rencontre

     

    C’est un jour comme un autre,  sans aurore

    Où chacun cherche le repos béni,

    Celui de l’âme ou du corps

    Qu’importe pourvu que ce soit l’oubli.

     

    Un pâle soleil m’invite en son voyage

    Avec un sourire printanier

    Il me prend la main et je m’engage

    D’un pas hésitant sur quelques sentiers

     

    Pauvre étoile, lumière passagère

    Mais avec tant de charme

    Je te suis dans ta course, belle étrangère

    En espérant y perdre mon âme.

     

    Nos paroles ne sont que subtilité

    Et nos regards qu’éloquence

    Instant où l’on voudrait l’éternité

    Dans cet univers où plus rien n’a d’importance.

     

    Au fil du temps ton regard moqueur

    Cherche le mien qui se veut indifférent

    Derrière un sourire charmeur

    Je partage ton univers pour un instant.

     

    Pèsent sur nous des regards inquisiteurs

    Et quelques murmures de commères.

    Il faut quitter la table il est l’heure
    Adieu donc bonheur éphémère.

     

    Roland  La Fresnaie  29 mars 99

     

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  • Ma douce compagne.

     

    Ô ma douce compagne ! Mon bonheur !

    Laissez-moi cueillir en votre jardin

    Vos rêves à peine éclos. Sur mon cœur

    Je vous fais le serment encore ce matin

    De vous chérir jusqu’à la fin des temps.

     

    Vous ne dites rien Madame mais je lis

    Dans votre regard tant d’espoir inavoué

    Ma douce amie, si vous saviez comme je vous chéris

    Mais oserai-je un jour vous le dire Ô ! mon aimée.

     

    Ouvrez encore, ma douce, la porte de votre jardin

    Comme au temps jadis de nos amours

    Quand sous la pénombre je vous faisais la cour

    Timidement osant même vous prendre la main.

     

    Vous fûtes pour moi un havre de bonheur

    Durant toutes ces années partagées

    Vous m’avez offert toutes vos heures

    A l’ombrage si tendre de votre verger.

     

    Ô ma douce compagne, je respire  votre vie

    Sans elle la mienne ne serait qu’indifférence

    Souffrez ma mie, que ce soir je romps ce silence

    Par mes tendres aveux murmurés à demi.

     

    Roland

     

     

     

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  •  

    Le temps n’en fait qu’à sa guise   yes

     

    Ici pas de neige, pas  de flocons

    On surfe alors sur la toile

    Mais au bord de mer il y a des flots cons

    Et là  on surfe même  sous les étoiles.

     

    Là-haut le soleil s’accroche,  insolent

    On s’en fou  toujours ça de pris en attendant

    D’aucuns diront « On va le payer un jour »

    Mais pourquoi  être redevable toujours ?

     

    « Noël au balcon Pâques aux tison»

    Je serai épargné, chez moi pas de balcon

    De ma fenêtre je regarde  l’astre fanfaron

    Qui me susurre : « sont vraiment cons !»

     

    Je cligne les yeux  et lui souris

    Mon cœur se réchauffe auprès de lui

    « Je suis là pour longtemps l’ami »

    Me dit-il en brillant du haut de sa galaxie.

     

    Paniqués, les jardiniers s’affolent 

    En décembre ça bourgeonne

    Chez moi c’est toute l’année

    Pas de quoi sur le temps ruminer.

     

    Certains râlent : «  c’est la faute à la pollution,

    Si la nature  aujourd’hui est détraquée »

    Ceux-là  se font même matraqués

    Quand ils élèvent la voix dans les manifestations.

     

    Le temps, a toujours alimenté les conversations

    Sans lui qu’aurions-nous à dire au petit matin

    Au voisin que l’on croise  vide d’émotion

    Et qui sur ce bref échange suit son chemin.

     

    Décembre trop chaud, ho ! Dérision

    Alors j’écoute « Tombe la neige »

    Le soleil se marre  de ces tendres arpèges

    Et danse heureux, sur mon microsillon.

    Le soleil a toujours raison.

     

    Roland Laurent

     

     

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  • Ma plus belle saison

    L’été se meurt

     

    L’été se meurt sur les fleurs déjà fanées

    Près  du feu de bois, je m’offre une trêve

    J’écoute attendri tes larmes chanter

    Et j’entends  vivre tes rêves.

     

    L’été s’éteint dans la tiédeur

    Et nos désirs  se font moins brûlants

    Pourtant je t’aime encore plus qu’avant

    Toi ma certitude Toi, mon Bonheur !

     

    Les brumes épousent  la chaleur de ton corps

    Elle vaut bien la  brûlure d’un soleil estival

    Caresse éphémère sur nos corps à corps

    Bercés par le doux chant des cigales.

     

    L’été agonise  sur nos plages. Indocile

    La vague efface nos empreintes sur le sable

    Mais il reste en nous des images indélébiles

    De notre amour à jamais  inavouable.

     

    L’été nous quitte, il s’en va quelque part

    Ta menotte tremble  dans ma main

    Déjà quelques frimas,  il se fait tard

    Et vient la  peur des lendemains.

     

    L’été expire mais pas nos serments

    Ils sont éternels  devant la fuite du temps

    Ô ma tendresse ! Restons encore des nuits

    Je veux cueillir en toi, tous les fruits interdits.

     

    L’été se meurt  mon Amour, mais pas nos saisons.

    Nous vivrons encore des beaux jours et  des automnes,

    L’hiver viendra, le printemps s’éveillera à l’horizon

    Près du feu de bois  j’enlacerai ton corps qui frissonne.

     

    J’écouterai à nouveau  tes larmes chanter

    Je cueillerai émerveillé, tes rêves à foison

    Auprès  de ce feu tu m’entendras murmurer

    « Je t’aime ! » Toi ma plus belle Saison.

     

    Roland

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