• Nuit d’été

     

    En ce chaud  crépuscule de juillet

    Elle s’endormit dans la moiteur du soir

    Le jour épuisé au loin s’enfuyait

    Et je fermais enfin mes yeux dans le noir

     

    Réveillé par quelque mauvais rêve

    Je contemplai alors son corps dans la pénombre

    Voilé de sa pudeur en tenue d’Eve

    Habillé de ses mystères, il brillait dans l’ombre.

     

    J’aurais aimé être ce rayon de lune

    Qui vint en douceur épouser ses contours

    Dans ses caresses et sa danse nocturne

    Il promena son halo, sans détours.

     

    Je découvris alors ses formes parfaites

    Qui tant de fois m’appellent au sublime

    Glissant timidement un regard sur ce décors de fête

    Je bénissais cette nuit  et son  bonheur intime.

     

    Ainsi je restai un long instant éveillé

    Admirant ce tableau digne d’un artiste

    N’osant un geste qui put la réveiller

    Et rompre le charme  de ce moment intimiste.

     

    Enfin les yeux mi-clos,  à Morphée je me rendis

    Savourant encore ma vision les yeux fermés

    Puis dans de nouveaux rêves je me perdis

    Emportant avec moi, l’image de ma bien aimée

     

    Ho beauté de l’être tant chéri

    Je vole pendant ton sommeil

    Tous les trésors et les merveilles

    Que tu déposes près de mon cœur guéri.

     

     

     

    Roland 

     

     

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  •  

    La soixantaine

     

    Soixante !  Quel nombre magique !

    Celui  des années soixante

    Et ses  notes de musique

    Venues d’ailleurs, tournoyantes.

    Soixante !

    C’est aussi avoir trois fois vingt ans.

    La vingtaine c’était la délivrance

    « Enfin j’ai de l’importance. »

    La quarantaine  l’épanouissement

    « Tiens je me sens bien, vraiment. »

    La soixantaine,  la sagesse

    « Je bois la vie jusqu’à l’ivresse  »

    Soixante !

    Ce nombre  brille au firmament de notre vie

    Comme l’étoile  illumine les cieux.

    C’est  le temps qui s’embelli

    Au rythme  des instants  précieux.

    Soixante !

    C’est le début d’un nouveau roman

    La suite normale de notre temps

    Quel bel âge avec ce chiffre pair

    Heureux ceux qui n’ont pas à le taire !

    Soixante !

    Prenons encore le temps

    L’horloge égrène ses heures

    Profitons de l’instant

    Écoutons sa musique en douceur.

    Roland

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  • Trop loin de Vous

    Trop loin de Vous ♥


     
    J’en ai connu des chemins loin de Vous

    Qui ne m’ont mené à rien trop souvent

    Sur la route de mes idéaux fous

    L’horizon s’éloignait de vous chaque instant

     

    Pourtant j’aurais aimé garder votre main

    Comme on retient le sable entre nos doigts

    Elle tremblait si fort en pensant à demain

    Quand je ne sais pourquoi je partis au loin.

     

    J’ai rêvé dans mes nuits de solitude

    De  vos yeux clairs, au delà de mes tourments

    Je caressais un corps par habitude

    Sans jamais goûter aux ivresses de l’amant

     

    J’ai parcouru des routes sinueuses

    Rencontrant des amours éphémères

    Les regards de quelques aventureuses

    Prirent mon cœur et sans pitié le blessèrent.

     

    J’ai trop tenu mon âme dans l’ombre

    Marchant dans les ténèbres de l’ennui

    Ainsi ma vie s’endormait dans la pénombre

    Et  se fanait dans le temps qui s’enfuit.

     

    J’en ai parcouru des jours et des nuits

    Été comme hiver, du printemps à l’automne

    J’ai vogué des lustres pour revenir sans bruit

    Cueillir mes regrets sur vos lèvres de Madone.

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  • L’amant 

      

    J’aime entendre ton pas dans l’escalier, 

    Surprendre tes yeux qui se font rieurs 

    Quand tu te glisses sous les draps, nue à moitié 

    Et deviner ton sourire moqueur. 

      

    J’aime tes mains tendres et fines 

    Caressant mon corps en attente 

    Sentir ta peau tiède et divine 

    Par mes mains devenir insolente. 

      

    J’aime ta bouche quand elle se fait aimante 

    Sentir dans mon cou ton souffle rassurant, 

    Me réchauffer tendrement de mon attente 

    Sentir tes lèvres sur mon front brûlant.
      

    J’aime quand tu oublies ta pudeur 

    Et que tu te donnes en des gestes purs, 

    Quand ton corps s’offre comme une fleur 

    En se dévoilant au fur et à mesure. 

      

    J’aime ta voix quand elle se fait douce 

    Me dire « je t’aime plus que tu ne le penses » 

    J’aime entendre tes mots, ô ma douce 

    Glissant sur ma vie qui danse ! 

           

    J’aime tes beautés que tu ignores, 

    Celles cachées de ton âme que je sonde, 

    Celles que je découvre par ton corps 

    Troublant mon être d’une pensée profonde.  

      

    J’aime tes silences quand je les comprends 

    Quand les mots n’ont plus d’importance, 

    J’aime ton regard quand je le surprends 

    D’une douceur qui me donne confiance.  

      

    J’aime ton rire cristallin pareil à la  source 

    Se déversant comme l'averse au printemps, 

    J’aime ta joie que rien ne repousse 

    Quand nos éclats de rire s’envolent au firmament. 

      

    A Toi, je dédie ce petit poème 

    Il est le reflet de ce que je ressens 

    Tu es mon plus beau «  je t’aime » 

    Moi le roseau pensant. 

      

    Roland   

     

       

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  • Des vapeurs montantes de la terre

    Aux brumes matinales

    Je m’enivre et me désaltère

    En cette aube subliminale

     

    Une douce quiétude en mon âme

    Se répand devant le jour qui se lève

    L’Aurore  à nouveau se pâme

    Et mes regards au loin s’offrent une trêve.

     Au-delà des crêtes une lumière nacrée,

    Accueille de son chant d’allégresse

    Dans sa robe flamboyante l’Astre sacré

    Déployant ses longues et rouges tresses.

     

    C’est l’embrasement du monde

    L’harmonie des couleurs

    Une symphonie de notes profondes

    Qui déverse en mon  âme des arpèges de bonheur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le chant du monde s’élève, et l’Aurore

    Dans sa robe pourpre, timidement

    Sort de sa nuit et mes yeux encore

    S’étonnent avec émerveillement.

     

    Je contemple cette fête de l’univers

    Dans un recueillement à peine troublé par le silence

    Ô! Nature cathédrale aux tons divers

    Laisse-moi encore quelques heures en ta présence. 

     

     

     

    Laisse-moi encore respirer tes parfums

    Que nul au monde ne saurait inventer

    Je veux remplir mon cœur en ce matin

    De lumière et de beauté.

     

     

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