• Le petit Robert     

                                                                                                                            

     Les quelques passants se pressent en cette veille de rentrée. Un soleil déjà palissant  caresse de sa  lumière  tendre  les visages hâlés, dernier souvenir éphémère d’un été  trop vite  passé.

    Sur le trottoir, Petit Tom, l’air absent descend l’avenue, croisant les grandes personnes indifférentes à sa rêverie. De temps à autre, des enfants de son âge, le bousculent un peu. Petit Robert est de ceux là. Semblant sortir tout droit d’un conte de fée, des  lunettes très lourdes tombant sur un  nez habillé de tâches de rousseur, Petit Robert a déjà une tête bien remplie.

     

    « Que fais-tu là Petit Tom ? Viens avec moi, à la bibliothèque Albert camus, c’est juste-là, on va feuilleter quelques BD. ».

     « Albert camus ? Connais pas ! Jamais rencontré. » Répond Petit Tom, les mains dans les poches.   

    Petit Robert est un vrai livre, il regarde son nouvel ami avec sérieux.

    « Je vais t’expliquer, écoute un peu. Albert Camus, était un  écrivain et philosophe né en Algérie en 1913 et décédé en janvier 60. La bibliothèque portant son nom, est un équipement de proximité en plein cœur de la ville, il a été aménagé en 1980 dans l’ancien Hôtel des Postes construit par Tony Ferret au XIXe siècle. Vois son édifice, il se dresse majestueux, ses vieilles pierres, semblent garder l’emprunte de celles  et ceux ayant écrit son  histoire. »

     Petit Robert en a lu des pages, sa soif de savoir n’est jamais assouvie. Prenant Petit Tom par la main, Petit Robert le guide dans les allées familières.

    «  Tu vois petit Tom, ici, c’est rempli de mots, des mots qu’on ne connaît pas toujours et puis des mots  qui peuvent donner des maux de tête. ».

    Petit Tom est ébahi.

     « Comment sais-tu tout ça, Petit Robert ? T’es un  vrai dictionnaire, t’en sais des choses.  Moi je suis encore un petit homme et je ne connais pas tout, c’est pour cela qu’on me nomme petit Tom, en fait je suis comme un petit livre, y a pas  grand-chose encore dedans.».

    « C’est vrai, ton histoire ne tient qu’en quelques feuillets. Ici, à la bibliothèque Albert Camus tu rencontreras plein de livres et les écrivains sortiront de leurs histoires  pour te parler de leur vie. Tu apprendras qui était  Albert Camus, alors il ne sera plus un étranger pour toi. ».

     

    Roland 

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  • Les poètes de la Toile

     

    Comme l’an  nouveau ouvrant ses portes

    Après une année riche en rires et bonheur

    Traçons  notre chemin haut les coeurs

    Auréolés des sourires que notre bonne humeur apporte.

     

    Sur la Toile nous dessinons des mots

    Et mettons des couleurs sur la grisaille

    Comme le peintre dévoile son  tableau

    Sur l’homme qui jette au loin les semailles.

     

    Notre  route poétique  se profile à l’horizon

    Vous mes amis, ceux d’hier et ceux à venir encore

    Ouvrez votre ronde, découvrons d’autres décors

    Dans vos cœurs la joie fleuri à chaque saison.

     

    A vous,  qui portez notre passion

    Déposez vos écrits. Votre prose précieuse

    Est le moulin de nos aspirations,

    L’essence même de notre tâche merveilleuse.

    Avec vous chers poètes, je cueille  dans nos vergers

    Les fruits  de nos passions  partagées

    Ensemble nous grandissons  telle une jeune pousse

    Et la sève qui en découle n’en est que plus douce.

    Offrir aux regards notre quête et nos envies,

    C’est notre fil d’Ariane, un lien indestructible.

    Nous aimons c’est certain jouer la comédie

    Comme au cinéma le firent les enfants terribles.

    Nous  écrivons sur les murs gris de la vie

    Notre poésie qui chante l’hymne à la joie

    Et sur  les planches d’un théâtre, notre comédie

    S’imprime dans le ciel bleu de nos émois.

    Il n’est point besoin de grands gestes

    L’expression de nos regards fait le reste

    Et quand se baisse le rideau sur le dernier acte

    Sur la scène, nos frissons s’exposent  avec  tact.

     L’écriture  est devenue notre motivation.

    Saltimbanques à nos heures,

    La poésie rempli nos saisons de bonheur

    Nous les troubadours d’une même communion.

    Nous partageons sur la toile nos missives,

    Nos sentiments et nos valeurs humaines

    Notre étendard d’une même force vive

    A tous les vents chante sa douce rengaine.

     

    Roland

     

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  • "La pauvre « Vieille "

     

    Sans doute qu’hier on l’appelait « Madame »

    Tant sa beauté rayonnait et captivait.

    Les regards envieux se posaient

    Sur son corps lisse  de jeune femme.

     L’horloge a fait le  plein d’heures

    Et les jours alors sont devenus son trésor

    Dans sa chambre quelques fleurs

    Aux arômes discrets sont l’unique décor.

    Elle s’en va doucement la vieille dame

    Parfois semblant  encore à la vie s’accrocher

    Mais les souffrances ont raison de sa volonté

    Et le mal en elle s’installe, infâme.

    Déjà loin de nous parfois elle somnole

    J’ose une caresse sur son visage tourmenté

    Sur ses frêles épaules, la blanche étole

    Épouse ses cheveux argentés.

     Tellement fragile et tellement forte

    Parfois elle me désarme de son sourire

    Je le cueille tel le parfum qui transporte

    Comme un hymne à la vie qui ne saurait mourir.

     Elle s’en va silencieusement la vieille Dame

    Comme pour ne pas déranger

    Ses mains douces et blanches me réclament

    Sur le drap opalin, mes doigts semblent la protéger.

     Alors son regard bleu  s’illumine encore

    Faible lueur dans son crépuscule avancé

    La flamme qui brillait jadis se fane alors

    Ses paupières trop lourdes semblent danser.

     Je lui murmure dans un souffle  « A demain mamy »

    Car l’ombre de la nuit hélas m’appelle

    Et je  quitte à regrets la chambre sans bruit

    Tandis que la  pénombre me protège de son aile.

     Elle s’en est allée la pauvre « Vieille »

    Dans sa solitude au milieu de la nuit

    Au petit matin un rayon de soleil

    Illuminait son visage sans âme.

     Et la solitude s’est penchée à nouveau sur moi….

    Roland

     

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  • Doux rêve

     

    Qu’il est beau mon village

    Là haut sur la colline

    Sous le soleil, sous l’orage

    Il se livre en comptine

     Quelques pierres roulent sous mes pas

    Pour m’accompagner un instant

    Et font une pose sur le replat

                                  Jusqu’au prochain passant.

     Ma maison se perd dans les nuages

    Là haut sur la colline

    La brume la protège des outrages

    Et des pensées mesquines.

                                                             La bruine ruisselle sur ses ardoises

    Et la petite maison lentement

    S’offre  des couleurs turquoise

    Au soleil qui se lève lentement.

    La colline comme une femme

    S’éveille diffusant ses parfums

    Et mon cœur s’enflamme

    De ses tableaux aux mille dessins.

     Sur le chemin escarpé

    Mes pensées vagabondent

    Le nez offert à l’ondée

    Je poursuis tranquillement ma ronde.

     

    Je  marche dans du coton…

    Mais d’une  caresse brève

    L’aurore vole mon rêve

    Il serait tant que je me lève

    Ici, c’est la vie pour de bon.

     

    Roland

     

     

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